La démarche
Ce qui commande la forme de ces documents. Rien de tout cela n'est nécessaire pour prendre une fiche et la donner à une classe — c'est ici pour être discuté, et contredit.
Le cycle d'une notion
Il ne varie pas d'un chapitre à l'autre, et l'élève en connaît les mots :
| Moment | Ce que l'élève lit |
|---|---|
| avant le chapitre | « Je vais apprendre à… » — et l'évaluation lui est remise ce jour-là |
| pendant | « Je m'entraîne à… » |
| avant l'évaluation | « Je dois savoir… » |
| avant l'évaluation | « Je me teste tout seul » — il se corrige lui-même, rien n'est ramassé |
| puis | L'évaluation, celle qui était annoncée |
| plus tard | La notion revient — par les automatismes, par les problèmes, par les fiches |
On ne piège jamais. L'évaluation mesure les objectifs annoncés, exactement ceux-là — et elle est remise le premier jour du chapitre, pas la veille.
Aucune note, quatre niveaux
Il n'y a ni note sur 20, ni points, ni barème chiffré. Une évaluation rend quatre niveaux — Insuffisant, Fragile, Satisfaisant, Très satisfaisant — et chaque exercice dit quand attribuer chacun. Ce n'est pas un total de points : c'est un critère de décision écrit, sans quoi deux copies identiques reçoivent deux niveaux différents.
Chaque évaluation sort en sujet A, sujet B et sujet d'entraînement : mêmes exercices, mêmes compétences, mêmes critères — seules les valeurs changent. La variable didactique change, jamais la difficulté.
Un automatisme prépare, il ne consolide pas
Le programme du cycle 3 est explicite : en 6e, les automatismes portent uniquement sur ce qui a été étudié au cours moyen. Un rituel ne reprend donc jamais la leçon du jour : il prépare ce qui vient. C'est contre-intuitif, et c'est ce qui explique la place des rituels dans la progression — avant l'unité qui s'en servira, pas après.
Conséquence à vérifier soi-même : les notions neuves en 6e — l'algèbre, la pensée informatique, les volumes, les probabilités — n'ont pas d'automatismes, et ne peuvent pas en avoir.
Comment le nombre de séances a été compté
Un jour férié ne coûte pas une séance mais toutes celles de ce jour-là. La répartition des cours dans la semaine compte donc autant que leur nombre.
| Étape | Séances |
|---|---|
| Nominal, 36 semaines | 162 |
| − jours fériés | −9 |
| − semaines perturbées | −10 |
| = brut | 143 |
| × marge pour l'imprévu (0,9), arrondie par période et vers le bas | 127 |
Pourquoi 127 et non 128. 143 × 0,9 fait 128,7. Mais l'arrondi se fait par période et vers le bas, puis le total est la somme des périodes : une séance ne franchit pas des vacances, donc seules les séances d'une période sont utilisables — et une marge qu'on arrondit vers le haut n'est plus une marge. Le chiffre a été 128 pendant plusieurs semaines, et il était faux.
La résolution de problèmes — deux mécanismes
Une séance entière de problèmes prend une séance de l'année, elle ne la « traverse » pas. D'où deux mécanismes distincts, et non un :
| Mécanisme | Ce que c'est | Coût |
|---|---|---|
| Séances dédiées | des séances transversales, le lieu où les notions se rencontrent | 10 séances, prises sur celles de l'année |
| Problèmes intégrés | une manière de mener une séance ordinaire, sur les notions du chapitre | aucun — et volontairement non compté |
Le second n'est pas chiffré, et c'est délibéré : le compter le rendrait rigide. « De temps en temps » est une consigne suffisante.
Une séance dédiée est posée juste avant chaque évaluation. Elle devient alors de la révision par résolution de problèmes plutôt que par la relecture.
La période 4 n'en reçoit qu'une, et c'est structurel. Dix-huit séances d'enseignement pour vingt-deux objectifs, et deux de ses trois chapitres sont les fractions — la notion la plus difficile de l'année. Une seconde séance aurait rendu le premier chapitre de fractions plus serré que le chapitre le plus serré de l'année.
Une notion est un fil, pas un bloc
Aucune notion ne dure plus de trois semaines d'affilée. Les grosses notions du programme sont éclatées en plusieurs passages, chacune revenant à distance sous un statut différent : introduite, pratiquée, réactivée, évaluée. C'est ce que montre le tableau des fils, sur la progression — une liste de chapitres rétablirait visuellement le chaînage que la spiralité refuse.
Comment c'est fabriqué
En trois phrases. Une IA propose — un chapitre, une évaluation, une série d'automatismes. Des contrôles vérifient ce qu'elle a produit et refusent ce qui ne passe pas : les corrigés sont recalculés, pas relus. Puis un professeur lit, corrige et valide.
Si un choix vous paraît faux, il est réfutable, et c'est le but : la progression est une proposition, pas un cours à appliquer.
Sources, licences, et ce qui n'est pas de moi
- Les objectifs sont le texte du programme de mathématiques du cycle 3, arrêté du 10 avril 2025, BO n°16 du 17/04/2025 — ministère de l'Éducation nationale. Ils sont sous Licence Ouverte 2.0 et ne sont jamais relicenciés.
- Le calendrier scolaire vient de l'open data du ministère, même licence.
- Les contenus originaux — progression, chapitres, exercices, évaluations, figures — sont sous CC BY-SA 4.0 : reprenez-les, modifiez-les, republiez-les en citant la source et sous la même licence.
- Le code qui fabrique tout cela est sous AGPL-3.0-or-later.
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